Préambule - Avant d'aller plus loin, avez-vous lu l'article Les Hydres d'Arés #1 : enquête sanglante sur fond de colonialisme ? Car l'article ci-dessous en est la suite...
En quelques mots
Un tome décevant, dont l’histoire inintéressante n’est que peu relevée par un dessin changeant.
- Une amélioration du dessin
- Une enquête poussive
- Des design évolutifs sans raison

Pitch
Ne voulant pas laisser son enquête avec de trop nombreuses zones d’ombre, Donna Mc Spayne parvient (sans trop de mal) à convaincre Boozer de se relancer sur les sentiers du désert martien…
Rapidement, les autorités néocolonnisatrices s’avèrent faire partie d’un complot : le major Norb Hancock obéit aux ordres d’un mystérieux Phobos, lui-même à l’origine des hydres, les mystérieuses créatures mutantes et meurtrières du tome #1.
Celles-ci semblent d’ailleurs sous le contrôle de Deimos et Eris, des néocolons renégats dont les motivations demeurent encore obscures…
C’est pas terrible !
Alors que le premier tome promettais quelques éléments intéressants, ce second tome est clairement décevant ! Successions d’actions plus ou moins crédibles et fluides, les protagonistes principaux peines à nous convaincre de leurs motivations à résoudre leur enquête. Le contexte de colonisation et de racisme esquissé dans le premier tome est oublié au profit d’une ambiance d’émeute aux enjeux assez quelconques.
Les personnalités ne sont pas approfondies, et l’humour (plus ou moins fin) du tome précédent a quasiment disparu !


Côté dessin, on a du bon et du moins bon. Je l’ai trouvé globalement meilleur que dans le tome #1. Plus détaillé, les personnages me semblent moins déformés, et les compositions sont plus audacieuses. En revanche, plusieurs changements déconcertants sont à noter : le charadesign de Mc Spayne (et Boozer, dans une moindre mesure), les afridiens sont également différents (couleurs, yeux…). Enfin, la teinte générale martienne, rougeoyante, du tome précédent est abandonnée au profit d’un panel de couleur beaucoup plus naturel terrien.
Et désormais au deux tiers de la série, je me demande toujours quel est le lien entre cette série et le reste de l’univers des Stryges, pourtant annoncé dans cet album…!
Epilogue - Cet article est en lien direct avec l'article bilan "Les Hydres d'Ares : planète rouge et anges noirs", à paraitre prochainement. Pour ne pas rater sa publication, inscrivez-vous à la newletter !
