BDC #4 : technologie ou magie ?

Batman Detective Comics, tome 4 : Deus Ex Machina

Étrange mosaïque que ce quatrième tome de Batman Detective Comics. Il me sera difficile d’en dresser un synopsis un peu global, car plusieurs histoire se croisent, sans jamais vraiment se mêler…

Batman et Zatanna, sur fond de folie d’Azrael

Nous commençons le récit en suivant Spoiler, qui avait d’ailleurs disparu du tome précédent. Reniant les agissements de la bat-family, elle entreprend désormais d’entraver les actions des justiciers de Gotham, tout en agissant elle-même de manière « invisible », sans laisser de trace, évitant de devenir un symbole, et en prêtant une grande attention aux éventuelles victimes collatérales. L’idée est pertinente ! Les motivations de Steph Brown sont compréhensibles, et son ambition de devenir une sorte d’opposé du symbole qu’est Batman lui donne une trajectoire originale (notez que Batman est à la fois un justicier de l’ombre et un symbole, paradoxal !). Je suis curieux de voir où celle-ci la mènera…

S’en suit un passage où l’on suit Bruce Wayne en civil, un aspect de Batman que j’apprécie énormément et que l’on ne croise que trop peu à mon gout. Celui-ci cherche à contacter la magicienne Zatanna (autre personnage connu quoique pas emblématique de l’écurie DC Comics) afin de l’aider dans son deuil de Red Robin (cf tome 1). Nous découvrons que le milliardaire a un passif marqué avec elle, qui remonte à leur adolescence commune. Même si je trouve que la magie ne fait pas bon ménage avec l’ambiance générale du Chevalier Noir, je dois reconnaitre que cet arc scénaristique est plutôt touchant et n’est pas sans rappeler leur relation (avec tout ce qu’il faut d’ambigüité subtile) du run de Paul Dini.

L’arc scénaristique principal de ce tome 3 porte toutefois sur l’armure d’Azrael, la Cote des Tourments (initialement offerte par Talia Al Ghul à Batman dans l’épilogue de la Résurrection de Ra’s Al Ghul). En plus de rendre fou son porteur – Jean-Paul Valley – qui n’est déjà pas un modèle d’équilibre, cet étrange artéfact multiséculaire semble abriter une intelligence artificielle révolutionnaire 1 ! Lukas Fox entreprend ainsi de l’étudier, tandis que l’Ordre de St Dumas (dont provient Azrael à l’origine) a créé son propre robot-guerrier, Ascalon, et lui assigne une mystérieuse croisade… Et sans être vraiment désagréable, il faut reconnaitre que le scénario est extrêmement brouillon. On comprend où les auteurs veulent en venir : l’opposition entre les technologies de Luke et les croyances de Jean-Paul peut être un terreau fertile à de bonnes histoire, mais le résultat s’enlise dans un mélange un peu étrange dont on ne comprend pas où il veut aller (et globalement ne va nulle-part). La tentative était intéressante ; mais même si ce n’est pas fondamentalement raté, ce n’est clairement pas réussi non plus.

Notons que, comme dans le tome précédent, Batwoman qui était le personnage principal du début de la série est désormais quasi-inexistante.

  1. Oui, ça surprend ! Mais bon, dans un monde où un bébé, dernier représentant de sa race, peut traverser l’espace et développer des super-pouvoirs en arrivant sur Terre, pourquoi pas ?[]

Cette critique est en lien direct avec l'article Batman Detective Comics, vue d'ensemble que je vous invite à lire pour obtenir une vision d'ensemble.

Notes

Scenario : 4 / 10
Dessin : 7 / 10
Ambiance : 9 / 10
Note moyenne : 6.7 / 10

En savoir plus sur l'album...

Série : Batman Detective Comics

Album : tome 4/7 : Deus Ex Machina
(Histoire liée au reste de la série)

Type de BD :

Editeur :

Collection :

Parution : août 2018

Lien : Site officiel

Taille : 144 pages

Contenu : Detective Comics #957 à #962

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