Asphodèle est une sorcière. Mais une vraie ! A Londre à cheval entre les années 1990 et 2000, son profession touche aux affaire occultes, aux esprits, aux malédictions… Et l’on fait appel à elle lorsque les hypothèses rationnelles sont toutes écartées. Toutefois, Asphodèle aspire à moins se rendre sur le terrain, souhaitant plutôt partager ses expériences dans des livres, éditées avec plus ou moins de succès.
De ce fait, l’on ne m’ôtera pas de l’esprit que la série se voulait à l’origine ésotérique assumée, horrifique, noire et mystérieuse. Et que son rattachement à l’univers des Stryges n’a été imaginé que tardivement, avec plus ou moins d’habileté…
La série est assez courte car elle ne compte en fait que 4 tomes :
- Asphodèle (#1) enquête en Urban Fantasy (publié le 16 juillet 2026)
- Asphodèle #2 : plus convaincant visuellement que narrativement (publié le 2 août 2026)
- Asphodèle #3 ou le retour des Stryges (publié le 20 août 2026)
- Asphodèle #4 : bon lore, mauvais scénar’ (publié le 29 août 2026)
…et comme l’indique très subtilement le titre du présent article, il s’agit donc de deux cycles de 2 tomes (ou diptyques).




Les deux premier albums suivent une première enquête d’Asphodèle, qui sera confrontée à son père, prisonnier du monde des esprits. Même si un ou deux indices montre que l’on est dans le même univers que le Chant des Stryges (et ses spin-off), aucun lien avec les fameuses créatures ailées n’est fait. Notez que le récit de ces deux tomes se déroule en 2002, et sont donc contemporains de leurs dates de parution.
Les deux albums suivants font un lien direct avec le reste de l’univers des stryges, en particulier avec :
- Le personnage de Graham, protagoniste important de la première saison du Chant des Stryges (CdS) ;
- Angela, quant à elle, est le deus ex machina final qui intervient tout en expositions dans le Maitre de Jeu (MdJ) ;
- Le Cornu (désormais apparenté à Satan himself) provient lui du Clan des Chimères (CdC).
Ce second diptyque se déroule lui 1997, soit en même temps que le CdC et le MdJ en temps intradiégétique. C’est donc un préquel des deux albums précédents. Mais le lien qui est fait entre les stryges et le père d’Asphodèle (que l’on découvre dans le tome #2) ressemble beaucoup trop à du rafistolage scénaristique.
C’est dommage, car l’idée d’un team-up entre personnages tirés de séries différentes était excellente. Néanmoins, proposer ce crossover dans la série Asphodèle, pas assez établie pour que l’on y soit vraiment attachée, me semble une erreur, pour ne pas dire un hors-sujet.

Globalement, la série n’est pas sensationnelle. Les dessins plutôt jolis et les composition inventives ne remontent que difficilement un scénario un peu fénéant, qui en plus à tendance à se répéter dans sa structure et ses enjeux d’un cycle à l’autre.
Restera à mon sens quelques ajouts de lore plutôt intéressants, venant apporter une sorte de cosmogonie (?) bienvenue à l’univers des stryges, en particulier sur la manière dont se compose les strates de cet univers (j’y reviendrai)…
Pour continuer à suivre la belle sorcière métis, l’on retrouvera Asphodèle dans la série « La Loi des 12 tables ».
Epilogue - Cet article est en lien direct avec l'article bilan "Toute la saga des Stryges : chronologies, séries, spin-off...", à paraitre prochainement. Pour ne pas rater sa publication, inscrivez-vous à la newletter !