
Contexte
« Les Haines mortes de la cours du roi Siân » n’est pas un album de BD de la Geste des Chevaliers Dragons, mais une nouvelle, se déroulant donc dans le même univers que cette série que j’affectionne tant !
Constituée de 3 pages (écrites petit), elle est signée par Ange, scénariste de la série, et propose deux illustrations sous la plume de Briones, pas très inspiré d’après moi. Ladite nouvelle est inédite en dehors du numéro 64 de Lanfeust Mag, publication mensuelle terminé en 2019.
Ce numéro fut publié en avril 2004, c’est à dire entre la parution des tomes #2 et #3 de la série. Nous y retrouvons ainsi les chevaliers Akanah et Eléanor (protagonistes du tome #2, puis d’autres tomes par la suite) à l’époque où elles étaient novices.
Pitch
Un groupe de six novices sont envoyées à l’épreuve dans les ruines de la cours du roi Siân : un antique et improbable palais souterrain, partiellement englouti par les éboulements et les infiltrations d’eau. Mais dans les profondes cavernes, les rancœurs s’animent tandis que les lieux sont hantés par des insectes qui semblent peu naturels…
Critique
La nouvelle se lit agréablement. Sans être de la grande littérature, nous retrouvons avec plaisir les chevaliers Akanah et Eléanor, âgées de 12 ans, ainsi que quatre de leurs camarades. Point de dragon, puisque les six novices doivent traverser une épreuve dangereuse, étape de leur formation qui se révélera même mortelle…
L’idée intéressante ici est d’activer ou réactiver haines et colères dans cet environnement en même temps souterrain et majestueux, tout en maintenant une tension grâce aux Rôrks, ces insectes carnivores et partiellement magiques.

A ce propos, l’on sent que l’on est dans les premièrs temps de la « Geste des Chevaliers Dragons », dont le ton et le lore ne sont pas encore bien définis. Ainsi, la nouvelle d’Ange fait la part belle à la magie, alors que celle-ci (même si elle est bien présente) est en réalité largement en retrait de la série la plupart du temps. Pour autant, cela n’est pas rédhibitoire, cette courte histoire peut tout à fait être considérée comme canon.
L’on apprend également quelques informations supplémentaires sur l’univers de la Geste. Ainsi, ce palais souterrain se trouve vraisemblablement non loin de la ville Ishtar (école d’appartenance des novices) tandis que 1000 ans auparavant, ladite région ressemblait à notre Grèce antique (si l’on en croit les illustrations).
En conclusion, une lecture pas indispensable, mais agréable. Et une œuvre à posséder pour le complétiste que je suis.