Préambule - Il vous est fortement suggéré d'avoir lu l'article L'Enfer est vert pour Long John Silver (#3), car le présent article en est la suite directe.
En quelques mots
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- De jolis panoramas souterrains
- Une conclusion fermée
- Un scénario qui ne tient plus la route
- Des incohérences
- Des visages peu distinctifs
Pitch
Arrivé à destination, dans la cité engloutie de Guyanacapac, l’équipage de Silver est désormais morcelé. Ce dernier, accompagné de ses plus fidèles compagnons, se lance à la recherche du reste des marins, qui semblent comme envoutés par quelques enchantements ou drogues. Vivian, quant à elle, est isolée et se retrouve enfin confrontée à son mari : Lord Byron Hastings.
Et bien qu’oubliée, la cité n’est pas déserte pour autant : Moc et ses nombreux semblables attendaient avec impatience Long John Silver et ses forbans…

Scénario décevant…
Ce dernier tome de la quadrilogie tranche assez radicalement avec les trois tomes précédents. Et si l’on pouvait attendre l’introduction d’un peu de fantastique dans l’univers dépeint par les auteurs, ce dernier tome sombre carrément dans la fantasy complète, en convoquant un dieu oublié dont Vivian est la clef pour qu’il puisse s’incarner sur terre… L’idée de base n’est pas mauvaise en soi, mais son exécution laisse nettement à désirer.
Les péripéties s’enchainent, sans réelle cohérence de lieu ou de temps. Cela contribue à créer une atmosphère irréelle, étouffante, désespérée… mais supprime toute conclusion satisfaisante. Nombre de petites sous-intrigues sont évacuées ou oubliées (le batard de Hastings resté à Londre, la malaria de Silver, son animosité avec Paris…).
L’installation par des conquistadors de nombreux explosifs qui n’auraient jamais été retirés par les habitants de la cités est aussi une grossière facilité scénaristique, tout comme la survie finale de Livesey et Vivian sur un esquif de fortune apparu de nulle part et malgré l’absence de vivres.
A cela s’ajoutent des incohérences flagrantes dans le dénouement de la série, je pense en particulier à :
Et si les sacrifice de nombre de protagonistes restent marquants, cet albums ressemblent malheureusement à une bouillie scénaristique très en deçà des albums précédents.
…et dessin aussi
Le dessin m’a également déçu. Quelques panoramas sont toujours époustouflants, autant des vues de la jungle, que des visuels cyclopéens de l’intérieure de Guyanacapac. Toutefois, les charadesigns semblent charcutés, uniformisés, donnant à nombre de personnages des aspects extrêmement similaires (en particuliers les « sauvages », tous presque identiques).


Avant la relecture de cette série, j’en avais gardé un souvenir très mitigé, souvenir que je ne parvenais pas à m’expliquer jusqu’à la fin du tome #3. Mais force est de constater que c’est bien ce 4e tome qui fait couler le navire. Et c’est vraiment dommage !
