Préambule - Il vous est fortement suggéré d'avoir lu l'article Dick Grayson (#1) piégé dans un récit d'espionnage opaque, car le présent article en est la suite directe.
En quelques mots
Un tome dans lequel le protagoniste semble maitriser son sujet… au grand contraire du lecteur qui sera complètement perdu.
- Quelques jolies compositions artistiques
- Une intrigue incompréhensible
- Des chapitres disjoints
- Des personnages inconnus et trop nombreux
Pitch
Désormais, Héléna est la directrice de Spyral, tandis que Dick Grayson (agent 37) fait dés lors principalement équipe avec Tiger1 (agent 1). Leur dernière mission consiste à dérober un cristal de kryptonite pour le livrer à Lex Luthor, ce qui n’est pas sans poser de cas de conscience à Dick !
Parallèlement à cela, Batman (qui a pourtant envoyé Dick infiltrer Spyral) ne répond plus depuis des semaine. Grayson décide donc finalement de rentrer à Gotham pour y découvrir un Bruce Wayne… amnésique !

Ne plus essayer de comprendre
Pour reprendre l’expression consacrée : le tome #1 m’avait déjà bien déçu, aussi je n’avais pas beaucoup d’attente sur ce tome #2… et j’ai quand même réussi à être de nouveau déçu !
Cet album est incroyablement décousus, et difficile à suivre. En réalité, vous avez globalement deux options :
- Soit vous essayez d’en comprendre les moindres tenants et aboutissants, et je vous souhaite bien du courage, tant les chapitres sont disjoints et semblent renvoyer vers de nombreux évènements externes. Et la galerie des personnages n’aide pas à éclaircir le sujet (Superman nerfé, Batman amnésique, Ladytron inconnue, Jardinier opaque, Midnighter inconstant…).
- Soit vous n’entrez pas plus que cela dans l’univers proposé (ce fût mon cas) et vous survolez le récit sans chercher à comprendre des péripéties qui peinent au plus au point à construire une histoire…
Je commence à me dire que les tenants et aboutissants de cette organisation de Spyral ne seront jamais éclaircis, d’autant que les dernières issues de cet album la relient étroitement à d’autres organisations supposément connues du lecteur : Léviathan, le Point de Caïn, le Jardin Divin…
Notez que le passage de Dick avouant au reste de la Batfamily qu’il est toujours vivant parvient presque à être touchant… si ce n’est que le lecteur n’a jamais assisté à son enterrement ni au deuil de Red Robin, Damian ou Batgirl 2 ce qui désamorce toute émotion.

Des dessins qui font le job
Les dessins restent de plutôt bonne facture, avec des propositions audacieuses et relativement intéressantes, en particulier dan le chapitre où Dick affronte son « double » qui le fait douter sur sa nature et ses motivations. Pour autant, je n’ai pas été subjugué par certaines planches, comme cela avait été le cas dans le premier tome.
En conclusion, un second tome très dispensable… qui ne m’empêchera tout de même pas de lire le dernier tome de cette trilogie (l’ayant déjà sous la main) mais qui aurait certainement pu me dissuader de l’acheter.
Notes de bas de page :- Liés par une animosité plus artificielle qu’expliquée.[↩]
- Ni dans cette série « Grayson », ni dans Forever Evil qui la précède[↩]
